les règles à connaitre avant de penser à faire une extension

Vous avez décidé de procéder à des travaux d’extension de votre maison ? C’est une bonne initiative pour améliorer votre cadre de vie. L’extension de votre maison ouvre la voie à des mètres carrés en plus et permet ainsi de désengorger votre chez-soi. Que ce soit pour prolonger une pièce existante ou pour créer une nouvelle pièce, le résultat sera toujours le même : votre maison gagne en volume, mais ce n’est pas tout ! Ce type de travaux engendre également des problèmes d’ordres architecturaux et même d’ordres juridiques. Différentes règles doivent être observées lorsque l’on veut élargir sa maison. Le point tout de suite.

Des règles sur l’architecture

Les travaux d’extension d’une maison entraînent des bouleversements sur l’architecture de la maison. L’extension peut provoquer entre autres le changement des modalités de circulation dans votre demeure, le changement des accès à l’extérieur, au jardin ou à la terrasse. Un simple profane ne peut pas s’en sortir avec toutes ces données techniques à prendre en compte. Faire appel à un architecte est indispensable si vous voulez mener à bien votre projet d’extension.

D’ailleurs, la loi exige de recourir aux services d’un architecte si votre projet d’extension a une surface totale de 150 m2 (après travaux). Néanmoins, même en dessous d’une telle surface, il est toujours recommandé de faire appel à un architecte pour vous aider à façonner et coordonner efficacement votre projet d’extension.

Les règles d’urbanismes de votre commune

En ce qu’ils peuvent causer des changements dans l’aspect extérieur de votre maison et/ou dans son emprise au sol, les travaux d’extensions doivent être autorisés par une autorisation d’urbanisme : une déclaration préalable de travaux ou un permis de construire.

Si le projet d’extension porte l’emprise au sol ou la surface de plancher de votre maison de 5 à 20 m2, vous n’aurez qu’à effectuer une simple déclaration préalable des travaux auprès de votre commune. D’ailleurs, si votre maison est située dans une zone urbaine, la surface de plancher peut être poussée jusqu’à 40 m2. À condition toutefois que la surface totale de la maison ne surpasse pas les 170 m2 à l’issu des travaux. Pour les autres cas, un permis de construire sera exigé.

Quoi qu’il en soit, tâchez toujours de consulter le PLU (Plan Local d’Urbanisme) en vigueur dans votre commune de résidence avant de définir les caractéristiques de votre projet d’extension. D’ailleurs, les règles d’urbanismes changent d’une commune à une autre et peuvent connaître régulièrement des mises à jour. Ces règles concernent notamment l’aspect extérieur que doit avoir chaque maison dans la commune.

Les réglementations thermiques

Vous devez aussi savoir que les projets d’extensions doivent respecter certaines règles imposées par les règlementations thermiques (RT). En effet, la RT 2012 impose de ne pas dépasser 30 % (150 m2)de la surface totale de votre maison lors des travaux d’extension. En respectant cette contrainte légale, vous pouvez bénéficier d’une règlementation thermique « allégée » (peu contraignante). Néanmoins, cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas effectuer des travaux d’extension plus grands (plus de 30 %). Vous pouvez très bien le faire, mais en contrepartie, vous serez soumis à plus de contraintes. D’abord, vous devez effectuer une étude thermique de votre bâtiment. De plus, vous devez réaliser des travaux visant à améliorer la performance énergétique de votre maison (travaux d’isolations et de production énergétique). Un niveau de performance énergétique fixé par les textes doit à tout prix être atteint.